Une inventrice tunisienne crée une technique pour résoudre le problème du 'phosphogypse'' à Gabès

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Hayet Omri, ingénieur et docteur tunisienne en chimie industrielle, a réussi à créer une nouvelle technique d'éradication de la pollution causée par le "phosphogypse" dans la ville de Gabès (sud-est).
Dans une déclaration, à l'agence TAP, Omri a expliqué qu'il s'agit d'une méthode permettant de tirer profit du "phosphogypse", matière qui a nuit aux plantations et à la reproduction, dans le domaine de la construction, en mélangeant cette matière aux déchets verts, outre son utilisation dans des opérations chimiques spécifiques.

L'inventrice a fait savoir que cette technique expérimentée avec une équipe d'experts et de spécialistes de Belgique permet d'éviter les retombées négatives du "phosphogypse" sur la terre, la mer et l'être humain, moyennant sa valorisation.

L'oratrice a souligné qu'elle a présenté cette innovation à l'actuel ministre de l'environnement et du développement durable. Ce dernier lui a promis de fournir les moyens matériels, humains et techniques pour démarrer l'exécution d'un programme à cet effet.


Omri a révélé qu'en Tunisie le "phosphogypse", une matière issue du traitement du phosphate brut, s'évapore lorsqu'elle est amoncelée parterre.

Cette évaporation pollue l'air et provoque la propagation des maladies cancéreuses, respiratoires et de la peau.

Jeté en mer, le "phosphogypse" entraîne l'érosion marine et détruit l'écosystème marin, tel qu'il en est le cas dans le Golfe de Gabès, une frayère anéantie par le "phosphogypse".

La spécialiste a expliqué qu'à Gabès où opère le groupe chimique de Tunisie (GCT) cette matière a causé la destruction de plusieurs variétés de poissons et de l'oasis unique en son genre dans le monde, sachant qu'il s'agit d'une oasis marine, outre les problèmes de santé dont les habitants de la région souffrent.

Omri a affirmé que la production d'une tonne de phosphate donne lieu à environ 5,4 tonnes de "phosphogypse", ces résidus atteignent en Tunisie plus de 10 millions de tonnes par an, faisant remarquer que les résidus quotidiens de cette matière peuvent s'élever, parfois, à 38 tonnes.

Pour rappel Hayet Omri est une universitaire et chercheuse spécialisée en chimie indutrielle et détentrice d'un doctorat en chimie appliquée. Elle a obtenu plusieurs médailles et prix internationaux.

En 2015 elle a été élue présidente d'honneur de la Fédération française des inventeurs, devenant ainsi la première femme arabe et africaine à détenir ce titre.

Elle a reçu deux médailles d'or lors des olympiades internationales des inventeurs en 2013 dont l'une au titre de l'année 2012.

Omri s'est vue décerner également trois prix à la compétition internationale des inventeurs, organisée du 22 au 25 mai 2015, dans la ville française de Cannes.
Il s'agit du grand prix de la francophonie, le Tanit d'or de la République française et la médaille d'or de la Fédération européenne des inventeurs.

La principale invention de la chercheuse tunisienne et députée du mouvement Ennahdha pour le gouvernorat de Sidi Bouzid au sein de la chambre des représentants du peuple (ARP) consiste en la création d'une technique de valorisation des déchets verts et l'extraction du "phosphore" pur des résidus.

Agée de 33 ans, Omri a découvert une technique pour ôter "le chlore" et le "phosphore" de l'acide phosphorique grâce à l'utilisation de certaines herbes qu'elle traite et sèche les transformant ensuite en matière capable de détruire les élèments précités.
Mme Al-Omri est originaire de la délégation du Regueb, gouvernorat de Sidi Bouzid. Elle est membre à l'Assemblée des représentants du peuple, présidente d'honneur de la fédération française des inventeurs et membre actif dans de nombreuses associations internationales.

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